Evénements pastorale

A la découverte du Linceul de Turin

 Fin mai-début juin, les élèves de 5ème ont eu l’occasion de découvrir la magnifique exposition sur le linceul de Turin à Masevaux.

Tout d’abord, il faut dire que nous avons bénéficié d’un accueil remarquable. En effet, le Père Flota et Madame Soulé-Noulibos se sont « mis en quatre » pour nous consacrer deux matinées et ainsi nous faire entrer dans le mystère du linceul.

Et mystère, on peut dire qu’il y a ! On ne peut qu’être impressionné par cette imposante bande de lin qui porte en elle cette trace si étonnante d’un homme portant les marques d’une crucifixion (et de bien d’autres sévices) au point que personne ne sait comment cette trace s’est formée. Tout y passe : le parcours probable de la relique à travers l’Asie Mineure puis l’Europe des origines jusqu’à nos jours, les traces de pollen, les épanchements de sang, les auréoles d’eau, les plis marqués par les brûlures, la première photographie de Secondo Pia en 1898, les découvertes scientifiques récentes… et les extraordinaires concordances avec les récits de la Passion du Christ.

Incontestablement, les élèves (et les professeurs qui accompagnent) sont pris et emportés par toutes les explications données et illustrées de maints et maints détails. La présentation est sérieuse, fouillée, pédagogique. Il n’est pas question de convaincre de l’authenticité mais de mener une enquête en rassemblant les morceaux du puzzle. Chacun se fera son opinion…

Mathilde, jeune élève de 5ème 4, témoigne à sa façon : « La présentation était bien faite et intéressante, traçant l’histoire du linceul, montrant des détails invisibles à l’œil nu tels que des traces de pièces de monnaie présentes sur les yeux de l’homme du linceul et des lettres… Certains, comme moi, ont beaucoup réfléchi et se sont questionnés sur les origines du linceul, et, pour moi, en tant que croyante, je ne peux pas penser qu’il puisse y avoir tant de coïncidences… Et comme l’a dit Jean Paul II, le linceul de Turin est une ‘’provocation à l’intelligence’’. Pour résumer, je pense comme beaucoup de monde dans ma classe, que cette intervention était réussie et intéressante ».

Tout est dit ! Grand merci au Père Flota et à Madame Soulé-Noulibos pour ces moments de découverte denses et profonds !

 

Carême 2017 au collège de l’Assomption

Au mois de mars, nous avons eu la chance d’accueillir à l’Assomption deux représentants de l’Association « Points-Cœur ». Durant toute une semaine, Sœur Régine et Denis ont pris le temps de rencontrer les classes et d’apporter leur témoignage.

Leur « mission » les envoie aux quatre coins du monde à la rencontre des plus petits, des plus déshérités. Il s’agit d’aller à la rencontre de ceux qui sont livrés à eux-mêmes pour leur manifester une Présence, un lien d’amitié. « Nous n’arrivons pas avec un projet défini, nous venons non pas pour faire mais pour ‘’être avec‘’ ceux qui sont oubliés. La plus grande souffrance humaine n’est-elle pas la solitude, le sentiment qu’on ne compte plus pour personne ? » C’est ainsi que nos deux témoins présentent leur engagement. Dans de petites communautés composées de jeunes qui donnent un ou deux ans de leur vie, il faut avoir le sens du service et de la charité pour se laisser conduire par la Providence vers ces frères et sœurs en humanité pour qui la vie est souvent bien rude et parfois sans véritable espérance. Très vite on comprend que cet engagement puise sa force dans une vie de prière forte et exigeante. La parole de ces deux « missionnaires » touche visiblement les élèves. On essaye de comprendre comment un tel élan est possible. C’est aussi la prise de conscience des grandes misères qui touchent notre monde, et pas seulement les pays pauvres mais aussi nos grands villes occidentales : on souffre aussi de l’abandon et de la solitude chez nous. Petit-à-petit les collégiens comprennent que, sans prétendre partir en mission, nous sommes renvoyés à notre propre attitude : quel est mon regard sur les plus pauvres ? Suis-je accessible à ceux qui ne vont pas bien autour de moi ? Comment puis-je aider et apporter un peu de réconfort ? De simples questions d’humanité qui nous invitent à ne pas fermer notre cœur à ceux qui ont besoin d’un peu d’aide.

Après de tels échanges, il fallait aussi agir. Tout d’abord, une vente de petits objets venus des pays où l’Association « Points-Cœur » est implantée a donné l’occasion aux élèves qui le souhaitaient de faire preuve de générosité en faveur de l’œuvre. Mais c’est surtout le « bol de riz » qui a mobilisé plusieurs centaines de jeunes qui a permis au plus grand nombre de manifester sa solidarité. Au terme de ces journées partagées, l’Assomption a pu envoyer sa contribution à « Points-Cœur ».

Que Sœur Régine et Denis soient remerciés pour tous ces temps partagés où ils nous ont redit que l’essentiel dans nos vie c’est l’amour partagé, en particulier avec ceux qui sont le plus oubliés dans un monde qui veut toujours aller plus vite et plus loin au risque de laisser les plus petits sur le bord du chemin…

Sœur Régine, Denis, nous ne vous oublierons pas. A l’occasion de notre célébration de Pâques, nous avons prié pour tous ceux vers qui vous êtes envoyés. Bonne route à vous… et merci !

 

Journée de la fraternité – 13 décembre 2016

La journée a commencé par un temps en classe pour réfléchir à ce qu’est la fraternité, sujet difficile s’il en est mais combien essentiel aujourd’hui. Puis, les élèves ont produit un texte pour dire avec leurs mots ce qu’est la fraternité aujourd’hui, dans notre quotidien. Un passage parmi tant d’autres: « Pour nous, la fraternité ce n’est pas compatible avec violence et égoïsme. C’est le fait de se soutenir mutuellement, c’est être ‘dans le cœur’ de chacun. Même si c’est parfois difficile, c’est un engagement, un lien qui nous unit, c’est accepter les différences et ne pas laisser tomber les autres. C’est ‘une action universelle’. C’est accompagner chacun dans les moments difficiles comme dans les bons moments. C’est également la capacité à écouter. La fraternité peut contribuer au bonheur ».

Les élèves de 6è ont eu l’opportunité de planter un arbre, évidemment baptisé « arbre de la fraternité ». Prendre soin de la planète c’est exprimer le désir de préserver notre « maison commune » pour vivre mieux ensemble, c’est aussi préparer le monde qui vient pour les hommes de demain, ces personnes humaines que nous ne connaîtrons sans doute jamais mais que nous appelons déjà nos frères et nos sœurs.

Un temps de rencontre par niveau a permis de mettre en commun les textes. C’était une autre façon de comprendre l’appel qui nous est lancé pour la construction du monde d’aujourd’hui et de demain. Des mots revenaient alors beaucoup: respect, entraide, accueil, espoir, réconciliation, indulgence, tendresse, égalité, pardon, amitié… Autant de challenges à relever.

Passage incontournable de la journée pour tous: la rencontre de « témoins ». Des acteurs de la fraternité sur Colmar venaient parler de leur expérience concrète sur le terrain: Le « CCFD », « Caritas-Secours Catholique », « Terre des hommes », « La Manne » ou « l’Ordre de Malte » étaient ainsi représentés: autant de témoignages forts et parlants pour sensibiliser les jeunes élèves et les inviter à être acteurs de la fraternité.

Et puis, au-delà de ces temps de rencontre et de partage, le repas festif du midi ainsi que le temps d’apprentissage de la « flash mob » ont été des moments particulièrement appréciés par les collégiens.

Un temps final réunissait les 600 collégiens et leurs professeurs dans la cour de l’établissement pour une célébration en grand de notre journée. Il ne fallait pas se contenter de parler de la fraternité, il fallait la vivre. Chant, flash mob, clapping géant venaient couronner magnifiquement la journée dans la joie et les rires. Un temps magnifique vécu et partagé: la fraternité est en marche !

Michel Scotto – Animateur pastoral de l’Institut de l’Assomption

Les vidéos sont publiées sur la chaîne YouTube de l’Institut de l’Assomption –>

Les collégiens de l’Assomption nous disent ce qu’est la fraternité pour eux :

« Pour nous la fraternité, ce n’est pas compatible avec la violence et l’égoïsme. C’est « être dans le cœur de chacun ». C’est une forme de complicité même si c’est parfois difficile. C’est un lien qui nous unit, c’est accepter les différences et ne pas laisser tomber les autres. C’est une action universelle. »

« La fraternité, c’est marcher à plusieurs pour aller plus loin. Elle consiste à espérer un avenir meilleur. Pour nous, la fraternité permet de combattre l’indifférence, c’est se soutenir les uns les autres, réconforter quelqu’un qui se sent mal. C’est prendre soin des autres. »

« C’est cela la fraternité : l’écoute et l’entraide de chacun. Nous sommes tous des frères, nous sommes tous humains. Partageons la même terre malgré nos différences. Chaque personne est unique et a son importance. La fraternité, c’est accompagner chacun dans les moments délicats de la vie. Un frère reste un frère dans une situation difficile. »

« Pour nous la fraternité, c’est être en relation avec les autres au-delà des religions, de la couleur de la peau ou du niveau social. C’est considérer n’importe quel individu comme un être humain. Nous sommes tous frères et sœurs. La fraternité, c’est ne pas se taire quand il y a des injustices. C’est être capable de se montrer courageux dans les moments difficiles. »

« La fraternité, c’est ne pas se croire supérieur… C’est ne pas juger sur les apparences mais avoir la notion de partage, c’est se serrer les coudes, c’est avancer ensemble. C’est une force humaine. La fraternité, c’est la compassion, l’amitié… Nous sommes solidaires et en communion avec les autres. »

« Pour nous, la fraternité c’est avant tout le respect de l’autre, pas seulement avec sa famille et ses amis… Non ! La fraternité, c’est respecter tout le monde : qu’il soit blanc, noir, asiatique, arabe, juif, musulman ou chrétien car il ne faut pas oublier que nous sommes tous de la même race : la race humaine. Il faut agir ! Ce ne sera pas facile mais en étant tous soudés, nous pouvons y arriver… il faut garder espoir ! »

« La fraternité, c’est l’envie de pardonner. Cette envie est une force. Une force qui sait excuser, qui sait comprendre, accepter et oublier les erreurs des autres… des erreurs qui ne peuvent pas arrêter la fraternité. Il faut savoir pardonner et recommencer… recommencer la relation ! »

 

Articles de presse de la journée:

Article dans les DNA

Article dans L’Alsace

 

Photos:

Création de cartes par les CE1B1

envoyées aux enfants hospitalisés

de l’hôpital Pasteur de Colmar.

 

Opération Carême 2016 à l’Assomption